Le VRAI débat sur l’hôpital et la santé

Le projet de futur CHU n’a jamais été mis en débat, ni avec les soignant·e·s, ni avec les habitant·e·s, malgré son ampleur et les contestations. Le collectif Stop transfert au CHU de Nantes s’est formé pour obtenir la remise à plat du projet et un débat rassemblant les professionnel·le·s de santé, les élu·e·s et les habitant·e·s.



➡️ C’est pourquoi nous décidons d’organiser notre propre débat pour faire émerger des alternatives crédibles. 

🗓️ Quand : les mardis 18 et 25 mai, et 1er et 8 juin 2021.

🎯 Notre objectif : penser un projet de santé et d’hôpital public à la hauteur des enjeux et de nos besoins.
📃 Au programme : des ateliers pour construire des propositions et des table-rondes thématiques pour les nourrir.

Mardi #1 – 18 mai à 19h30 en visio : Santé publique, quels enjeux ?

Mardi #2 – 25 mai à 18h à Graslin : Situation sanitaire locale, quels besoins ?

Mardi #3 – 1er juin à 18h à Graslin : L’hôpital sur l’Île de Nantes, innovation ou régression ?

Mardi #4 – 8 juin à 18h à Graslin : La santé de demain, quels projets ?


Mardi #2 – 25 mai 18h : Situation sanitaire locale, quels besoins ?

Intervenant·e·s :

  • Jean-Michel Tobie, ancien maire d’Ancenis et médecin généraliste
  • Juliette Coanet, aide à domicile
  • Olivier Terrien, secrétaire général de la CGT CHU de Nantes

Contexte :

  • Le transfert du CHU sur l’île de Nantes s’inscrit dans la politique nationale d’austérité
  • Lits en moins : 163 depuis 2015
  • Suppression de postes : 267 depuis 2015 également.
  • Établissements hospitaliers fermés (EHPAD), services supprimés.•Disette d’investissements : imagerie, entre autres
  • Hôpital « sous tension », 244 251 jours d’arrêts de travail en 2019, soit plus d’un mois par agent (bilan social du CHU 2019) soit deux fois plus qu’il y a dix ans. Taux de 10% de taux à Nantes contre 7% à Bordeaux.
  • Augmentation de 30% des CDD entre 2015 et 2019 et précarisation de l’emploi pour des métiers déjà dévalorisés.
  • Heures supplémentaires en augmentation constante (+10% entre 2018 et 2019).
  • Pourtant les besoins augmentent plus qu’ailleurs : démographie +1,2% par an et population sénior ont été sous estimées.
  • Pourtant, le territoire est moins bien équipé que la moyenne française : lits de réanimation, lits de médecine, matériel notamment d’imagerie.•Avec des dysfonctionnements inacceptables :
    • Services chroniquement débordés,
    • Déprogrammations fréquentes, souvent pour des problèmes de sous effectifs.
    • Urgences saturées, patients hospitalisés sur brancard plusieurs jours, faute de lits aval
    • Allongement des délais de prises en charge jusqu’à plusieurs mois à une année (Scanner, I.R.M, consultations et hospitalisation en pédopsychiatrie, intervention orthopédique…)
    • Femmes suivies à la maternité qui doivent aller accoucher en clinique privée faute de place (avec souvent des dépassements d’honoraires)
  • L’impossible financement du transfert sur l’Ile de Nantes
  • Marche forcée vers l’ambulatoire mais objectifs non atteints 45% en 2018 au lieu de 62%
  • L’autofinancement ne cesse de se dégrader et est incapable de faire face à l’endettement du futur hôpital (rapport chambre des Comptes)
  • Le chantier coûtera beaucoup plus que prévu


Mardi #3 – 1er juin 18h : L’hôpital sur l’île de Nantes : innovation ou régression ?

Intervenantes et intervenants :

  • Michel CANTAL-DUPARC, Architecte-urbaniste pour parler de l’hôpital dans la ville
  • Laura MEHTALI, Doctorante en géographie
  • Frédéric BARBE, Enseignant-Chercheur en Géographie et Aménagement,  fondateur de “à la Criée”
  • Patrick YOUX, Gérant Assistance Ambulance
  • Agnès MOUSSION, militante à Attac 44

Mardi #1 – 18 mai 19h30 : Santé publique, quels enjeux ?

Intervenantes et intervenants :

  • Caroline FIAT, députée de Meurthe et Moselle et aide soignante
  • Anne ROLLAND, neuropédiatre à Lyon, anciennement au CHU de Nantes
  • Philippe BIZOUARN, médecin anesthésiste au CHU de Nantes, membre du Collectif Inter Hôpitaux
  • Florian VIVREL, urgentiste au CHU de Nantes, membre de la CGT et CIU, auteur d’un blog sur la sécurité sociale

Pour se connecter : https://us02web.zoom.us/j/83403271233
Pour suivre par téléphone : +33 1 8699 5831 ; ID de réunion : 834 0327 1233

La santé est un bien public absolument essentiel et c’est aussi un choix de société.

Depuis 10 ans c’est une politique d’austérité budgétaire mise en œuvre par les politiques qui, chaque année, mettent la pression sur la diminution des dépenses d’assurance maladie. Avec des conséquences brutales pour les patients et les soignants, 15 % des lits en moins, 10% des établissements hospitaliers fermés et des investissements réduits à la portion congrue. Il manque des centaines de milliers d’emplois dans la santé.

Nouvelles organisations, fusion des établissements, virage tout ambulatoire et efficience économique sont les maîtres mots des politiques successives.Patients et personnels sont directement impactés.

L’hôpital sous tension permanente dégrade encore plus les conditions de travail (explosion des arrêts de travail, démissions et suicides) et la qualité des soins (attente de plusieurs mois, déprogrammation d’actes chirurgicaux).

Partout en France, suppression de milliers d’emplois et de lits, NANCY, PARIS NORD, CAEN, PARIS SUD, NANTES, entre autres.

Il faudra retrouver des financements pour que l’argent de la sécurité sociale soit utilisé pour les soins et non pas pour les gros investissements et les transferts, dont les hôpitaux,même les meilleurs, n’ont pas les moyens.

Malgré les promesses du Ministre Véran, en terminer avec les réductions d’effectifs et de nombre de lits, le projet CHU Ile de Nantes se poursuit inexorablement.


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